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Cascadeurs à New York

Si les gratte-ciels font la particularité de New York, les vues aériennes qu’ils apportent de la Grosse Pomme fascinent autant les touristes que les amateurs de sensations fortes. Voici le top 10 de ceux qui ont bravé les hauteurs ou les bas fonds de la ville qui ne dort jamais.

10 ) Jeb Corliss

Bien qu’il ait réussit à sauter de la tour Eiffel à Paris, du Space Needle à Seattle, des Petronas Twin Towers de Kuala Lumpur et du Christ The Redeemer à Rio de Janeiro, ce cascadeur professionnel n’a malheureusement pas pu conquérir l’Empire State Building de New York.

Arrêté en 2006 alors qu’il s’apprête à se jeter du 86ème étage de l’iconique gratte-ciel de style art déco, le sauteur californien a depuis été banni non seulement de l’Empire State Building, mais également des ondes du Discovery Channel, sur lesquelles il animait l’émission “Stunt Junkies”.

Qu’il ait relevé l’exploit à New York ou pas importe peu, ce qu’on retient demeure que le célèbre Empire State Building ait été convoité par une sommité de sa trempe !  C’est d’ailleurs lui qui a été le conseiller technique de la cascade où des hommes sautent en “wingsuits” dans le “remake” du fameux film d’action Point Break, dans lequel il fait également une brève apparition. 

9) Dark Cyanide

Ce jeune photographe new-yorkais défie non seulement la loi de la gravité, à l’instar de plusieurs autres, mais également les sombres souterrains de la ville qui ne dort jamais. Celui qui risque sa vie pour capturer la fameuse skyline le fait tout autant pour prendre de superbes clichés des rails de métro New Yorkais. 

8) Jacob Riglin

Le photographe londonien Jacob Riglin est également un fanatique des hauteurs. Sa lentille a immortalisé les 4 coins de la ville qui ne dort jamais, au grand plaisir de son million d’abonnés sur Instagram. Il offre aussi des cours de photographie en ligne pour ceux et celles qui aimeraient maîtriser son art, mais sa bravour incomparable ne peut se transmettre aussi facilement !

7) Andrej Ciesielski

Ce jeune photographe allemand d’origine russe a capté de haut les plus grandes villes du monde, mais est devenu célèbre après avoir été banni d’Égypte à la suite de son arrestation pour avoir escaladé la Grande Pyramide de Giza. Le Japon et l’Australie lui ont également fermé leurs frontières après qu’il ait escaladé illégalement de célèbres monuments. Il a toutefois eu la chance de visiter la Grosse Pomme avant toute cette notoriété, alors qu’il n’est âgé que de 18 ans. 

 

Ses prises de vues vertigineuse de Times Square, du Manhattan Bridge et de l’Empire State Building lui ont valu des articles dans les quotidiens britanniques Dailymail et The Express, dans lequel il révèle son amour de New York pour ses toits, ses gratte-ciels et son architecture unique.

6) Steven Peralta

Mieux connu sous wildboysteve sur son compte Instagram, ce jeune vidéographe et artist visuel new-yorkais compte beaucoup moins d’abonnés que Jacob Riglin, mais ses prises de vue de New York n’en sont pas moins saisissantes ! Tantôt perché sur un toit, tantôt suspendu à une structure à des centaines de mètres du sol, ce wild boy court des risques immenses pour capter le meilleur cliché possible ou se faire photographier, sans aucun matériel de sécurité. 

5) Justin Casquejo

Si wildboy peut se réjouir d’avoir de si belles photos aériennes de lui et du skyline de New York sur son compte instagram, c’est sans nul doute parce que son acolyte Justin Casquejo a capturé ces moments. Ce jeune cascadeur est devenu célèbre en 2014 alors qu’il grimpe au bout de l’antenne de la One World Trade Tower, pendant qu’elle est toujours en construction. 

Âgé de 16 ans à l’époque, il est arrêté et condamné à plusieurs jours de travaux communautaires. Mais sa passion des hauteurs et des prises de vues spectaculaires de la ville le pousse à grimper les plus vertigineux immeubles new yorkais, ce qui lui vaut quelques arrestations de plus. Heureusement pour lui et ses milliers d’abonnés, parmi les ascensions pour lesquelles il n’a pas été appréhendé, notons celles qui lui ont permis d’immortaliser de magnifiques clichés de Times Square, du Columbus Circle, et de l’Empire State Building, pour ne nommer que ces lieux.

4) Jon

Dans l’ombre de Casquejo se trouve Jon, mieux connu sous svvvk sur sa page Instagram et son site web portant le même acronyme. Ce photographe et vidéographe de grand talent compte plusieurs marques qui requièrent son expertise, dont Adidas, American Express, Google, Greygoose, Spotify et j’en passe. Ses clichés de New York sont à couper le souffle, autant que tous ceux qu’il a captés de son pot Justin, risquant à chaque fois sa vie ! L’angle choisi et le traitement artistique qu’il fait des vues aériennes de la Grosse Pomme lui valent assurément ses milliers de “like” et d’abonnés Instagram ! 

3) Alain Robert

Connu sous le “French Spiderman”, Alain Robert détient le record Guinness du plus grand nombre de gratte-ciels escaladés. Et dit gratte-ciels rime avec New York. C’est en 1994, il y a plus de 25 ans, qu’il s’attaque à mains nues et sans aucune protection à l’iconique Empire State Building de New York. Il escaladera également le Brooklyn Bridge la même année, ainsi que le New York Times Square Building en 2008. Le plus étonnant chez ce grimpeur de haut niveau est qu’il souffre du vertige qui, au niveau médical, affecte une personne par rapport à son emplacement dans l’espace (à ne pas confondre avec acrophobie, une peur extrême et irrationnelle des hauteurs). Ce trouble permanent résulte d’un problème lié à son oreille interne, séquelle d’une chute de 15 mètres qui lui a occasionné plusieurs fractures et un comas de 5 jours en 1982. Malgré le fait qu’il puisse avoir l’impression d’être dans un manège, un ascenseur ou sur un bateau sans même être en mouvement, le spiderman français continue d’escalader les plus hauts immeubles aux quatre coins du monde, ne se laissant pas abattre par sa condition. Son truc ? Aller toujours de l’avant et demeurer conscient que son vertige ne reflète pas la réalité. Tout un contrôle lorsqu’on sait qu’il pratique l’escalade en solo intégral, c’est-à-dire qu’il n’utilise jamais de système d’assurage, se fiant uniquement à sa capacité à ne jamais chuter.

2) Philippe Petit 

Alors que le jeune Alain Robert célèbre son 12ème anniversaire de naissance le 7 août 1974, un autre Français cascadeur relève le défi de sa vie: traverser les deux tours jumelles de l’ancien World Trade Center sur un fil d’acier suspendu à 1350 pieds de hauteur, sans aucune protection, avec seulement une perche lui permettant de garder l’équilibre. Cet exploit spectaculaire et illégal procure au funambule Philippe Petit, âgé d’à peine 24 ans à l’époque, une renommée mondiale. Si bien qu’en 2008, le documentaire oscarisé relatant l’événement Man on the Wire fait son apparition, suivi d’un film IMAX, The Walk, sorti en 2015 et dans lequel  l’acteur Joseph Gordon-Levitt interprète Petit.

Cette marche périlleuse d’une durée d’environ 45 minutes a pris plusieurs mois de préparation au célèbre funambule: repérage aérien par hélicoptère, plusieurs visites des tours requérant une fausse identité et bien entendu, des heures de pratique à marcher sur un fil à l’aide de sa perche d’équilibre pesant 50 livres et mesurant 26 pieds de long. Il va sans dire que Monsieur Petit a été arrêté dès son exploit terminé, mais aucune charge ne n’a été portée contre lui, heureusement !

 

1) Les vrais héros

 

La palme revient sans aucun doute à tous les ouvriers qui, sans aucun mécanisme de sécurité, ont contribué à construire les immeubles iconiques new-yorkais. Qui ne reconnaît pas cette célèbre photographie intitulée “Lunch Atop a Skyscraper” sur laquelle apparaissent 11 constructeurs cassant nonchalamment la croûte en 1932, à 840 pieds d’altitude, lors de la construction du fameux Rockefeller Center ?

Si pendant longtemps ces 11 cascadeurs non assumés sont restés dans l’anonymat, il a fallu plus de 30 ans pour que le crédit photo revienne à Charles Clydes Ebbets. Pourtant chacune de ces personnes a risqué sa vie pour que New York soit la ville que l’on connaît aujourd’hui, sans en avoir pour autant gagné en notoriété. Imaginez si Monsieur Ebbets, armé de sa lourde caméra de l’époque, avait eu une page Instagram. Combien de mentions “j’aime” aurait-il pu récolté pour ce cliché à votre avis ?

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